Comme je le disais précédemment, les étudiants sont sur le pied de guerre. Et de manière assez naturelle leur lieu d’étude est devenu le quartier général du mouvement. Point de rassemblement, d’organisation, de décision et d’information, le campus des Berges du Rhône (Lyon II) est occupé quotidiennement.
Le système d’enseignement tourne au ralenti : la majorité des cours n’ont plus lieu et certains sortent de la faculté pour proposer aux passants lyonnais une expérience universitaire hors les murs.
Les accès aux bâtiments sont pour la plupart condamnés avec les moyens du bord. Il en résulte des visions aussi sympathiques que symboliques, et à vrai dire, c’en est presque un art à part entier.
J’adore les barricades.
Le campus n’est pas pour autant un lieu mort : de nombreux événements et rencontres s’y tiennent afin de proposer des réflexions ou des débats comme une alternative intelligente au traditionnel “y-a-pas-cours-je-rentre-chez-moi”. Pour ma part quand je ne suis pas un oeil dans une AG ou une oreille dans une conférence, je mets à profit au maximum le temps libéré qui s’offre à moi.
D’un côté j’avance mes tâches photographiques en souffrance : trier, référencer, archiver les photos accumulées et diffuser pour avoir des retours. Et d’un autre côté je fais tout pour remplir mon emploi du temps de travaux et de projets. Je relance certaines séries mises de côté, j’envoie des mails et je téléphone de-ci de-là pour soumettre des idées et proposer des reportages.
En moyenne ces jours je suis presque à un shooting quotidien, avec des jours sans (ouf) et des jours avec deux sessions (damned!). Pleins de choses différentes, des gens, des voyages.
Mon agenda a bonne mine, il déborde.



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